Take me high

Laurence Jones
Blues/Roots
Ruf / V2
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Let the sunshine in

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 08 juin 2011
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Marcus Malone
Blues/Roots
Redline / Broere Promotions

Originaire de Detroit, Marcus est un chanteur de couleur noire. Il est très présent sur le circuit du blues européen, depuis plusieurs années ; il est même plus populaire en Angleterre que sur sa terre natale. Il a déjà publié quelques albums : "One more time" en 2000, "Walkin' shoe" en 2002, "Blue radio" en 2005 et enfin "Hurricane" en 2007. "Let the sunshine" constitue donc son tout dernier.

Le titre maître ouvre l’elpee. Malone imprime le rythme d'un boogie sur cette compo qu’il a écrite en compagnie de Gene Black, l'actuel gratteur du Joe Cocker Band ; une chanson au refrain particulièrement contagieux. L’ex-harmoniciste de Nine Below Zero, Alan Glenn, souffle puissamment dans son harmo pendant que Julian Burdock (24 Pesos) malmène sa slide et Stuart Dixon enchaîne les riffs rythmiques, à l'avant-plan. "If I had another chance" est un shuffle à la sauce texane, un style que Stevie Ray Vaughan défendait si bien naguère. Campant un timbre oscillant entre Paul Rodgers et Joe Cocker, la voix de Malone est ici superbe. Julian Burdock impressionne par son assurance. "Back to paradise" est hydraté par les infiltrations d’orgue Hammond dispensées par Moz Gamble et alimenté par une section de cuivres. Dans un registre, à nouveau fort proche de l’ancien leader de Free, sa voix ressort admirablement de l'ensemble. "Would it matter" est une superbe ballade indolente, un blues volontiers dramatique, au cours duquel l'orgue de Gamble réconforte par ses interventions chaleureuses, pendant que Stuart Dixon tire son épingle du jeu. Autre ballade, "Heartbreak kid" est plutôt sculptée dans le country rock. Mélodieuse, mais plus rythmée, elle est enrichie de superbes chœurs développés à la manière des Eagles. Boogie pétillant, "99 tears" est balisé par l'orgue et le piano. Blues rock typique, "Bad girls" est un morceau rondement mené. La voix colle parfaitement à ce style. Elle est ainsi très susceptible de monter en puissance sans se forcer. R&B très musclé, "She's my girl" nous ramène à l’époque du J Geils Band ; d’ailleurs, Alan Glenn souffle probablement en pensant à Magic Dick. "I was a fool" est encore une compo issue de la plume de Malone. Elle est adaptée à sa voix. Gamble se prend alors pour Booker T, en nous inondant de sonorités très Memphis Stax. Marcus est tellement heureux et fier du résultat obtenu sur cet elpee, qu’il nous refourgue son "Let the sunshine in", à l’aide des mêmes collaborateurs : Burdock, Black, Glen et compagnie. Mr Malone achève ce disque de bonne facture en solitaire. Il s’accompagne à la guitare pour chanter, d’une voix empreinte d’émotion, le "Love somebody" des Bee Gees (NDR : celui de la première époque !)





 

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