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My trap

Écrit par Akim Serar - lundi, 27 décembre 2010
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Yéyé
Pop/Rock
CLGB / Anorak Supersport

101 ans après la traversée de la Manche, accomplie par Louis Blériot, aux commandes de son avion, les Yéyé remettent le couvert. Brillamment et talentueusement. Pas inconnus au bataillon, David Leloup et Fabrice Hubert, fiers esthètes de la Pop française avec un grand P comme lettre de noblesse, sont parvenus à creuser leur tunnel sous la Manche pour dresser un tableau entre les deux nations un tableau qui doit autant à Marcel Duchamp ou André Breton qu'à James Kirkwood. Bidouilleurs-expérimentateurs férus de jolies mélodies, le duo comptait déjà à son actif un sémillant single répondant au titre d’« Eurostar ». La voie tracée, restait à concrétiser les idées nées des deux esprits en constante ébullition.

Pour y parvenir, le binôme a fait appel à la crème de l'indie d'hier pour sucrer des compositions à la touch toute frenchie. Ainsi Sice, ex-Boo Radleys, prête sa voix si reconnaissable sur la quasi-totalité de cet album ; une œuvre d'une fraîcheur estivale déconcertante. Ajoutez à ce cocktail juteux le savoir-faire de nos deux lascars ; et puis le coup de pouce accordé par Mark Gardener (ex-Ride), le coup de patte de Jon Auer (The Posies) ou encore la délicieuse voix d’Hélena Noguerra lors d’un duo ultra glam intitulé « Pope of the pop », et vous obtiendrez les ingrédients d'un album haut en couleurs.

Idéale bande-son pour oublier les soucis de l'hiver, cure d'U.V. sans danger pour la peau, Prozac pour oreilles paresseuses, « My Trap » s'ouvre sous nos pieds et on tombe avec plaisir dans ce piège coloré. ‘Don't be afraid, welcome to my trap’ prévient Sice. On se laisse aller. S'ensuit un plus baggy que Madchester « Slim day » au cours duquel les nappes de synthé échèrent les sens supposés danser sur le dancefloor. « Supervixen » rappelle le meilleur des Boo Radleys (NDR : évidemment !) Caractérisé par son clavecin facétieux, « Heroine » fait mouche. Marqué par son intro orchestral ténébreux et évoluant à la lisière d’une électro légère, « Comin' at night » se signale par son petit Air de rien. « Pope of the pop » nous rappelle les premiers pas de Tahiti 80. « Understand » trouve son équilibre sur un fil tendu au-dessus du vide et s'envole vers des strates plus noisy, comme autant de bulles de champagne teintées de larmes amères. « My friend » se fend d'un solo de guitare foutraque et goguenard. « So long » ramène sur la piste et lorgne vers les Pet Shop Boys. L'instrumental « Oxford 3 A.M. » quant à lui, débride la fantaisie de nos french guys. Et enfin « My story », qui clôt l'album sur fond de trompettes triomphales et déluges de guitares shoegaze, se termine en apesanteur.

Un sacré bon album pour amateurs de Pop jouissive.

 





 
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